Défendre son Brief-tech

Lionel Miraton,
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Locution verbale.
Prononcer A VOIX HAUTE [défendre son brief-teck]

Définition

Le brief-tech, c’est comme un cahier des charges… mais en plus marketing.

« On voudrait des flammes sur le logo »

Marketing thinking

Au marketing, on a toujours plein d’idées pour attirer ou fidéliser les clients, renforcer la marque, et faire la nique à la concurrence.
A l’heure du digital, cela passe souvent par de nouveaux contenus ou fonctionnalités sur le site web, par l’installation d’outils d’inbound marketing câblés sur un CRM 360° rotatif ou par l’extraction de données utilisateurs aussi précieuses que l’anneau de Golum.
Mais tout cela n’est possible qu’avec la coopération de gré ou de force du service informatique. Pour expliquer ce que l’on veut, les gens du marketing rédigent donc un briefing pour les gens de la technique, le fameux « brief-tech ».

Etymologie de l’expression

D’après les paléontologues, dans les entreprises industrielles d’avant internet les querelles entre gens de la production et gens du marketing étaient titanesques. Vendre ce que l’on sait produire ou produire ce que l’on sait vendre, telle était la question qui les divisait.

Depuis que la production industrielle a été délocalisée à l’autre bout du monde, les marketeux n’ont plus que les gens de l’informatique avec qui s’embrouiller. C’est dans ce contexte que l’expression serait apparue pour la première fois au début 21ème siècle.

Négociations géopolitiques avec risque de guerre nucléaire autour du brief-tech

Sachez-le, le brief-tech génère des négociations controversées entre marketing & informatique. Elles sont principalement de 2 types :

La première controverse apparaît lors de la traduction du brief-tech en spécifications techniques. Le brief-tech est rédigé en langage ésotérique et ponctué de termes shamaniques que seuls les initiés peuvent faire semblant de comprendre. L’intention initiale du brief-tech sera nécessairement altérée rendant totalement inutilisable l’innovation convoitée, et générant des débats sans fin autour de la question essentielle « à qui la faute ? ».

La deuxième controverse concerne le planning. Autrement dit, quand sera réalisée et livrée le travail demandé via le brief-tech. Chaque camp cherche à remporter la partie en tentant de convaincre l’autre camp que les contraintes de son planning sont les plus importantes à prendre en compte.

Illustration : Cas extrême d’organisation où il n’y a pas 2 parties prenantes au brief-tech, mais 9 !

 

Cet article à vocation humoristique fait partie de notre Désencyclopédie du Webmarketing

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1 Commentaire
Patrick DUHAUT

Je dois dire que, dernièrement, j’ai connu un recul du nombre de brief-tech. En effet, beaucoup de marketeux se mettent à créer des start-ups avec leurs idées à deux balles (je suis codeur) et du coup, la vie retrouve son calme binaire, entre zéros et uns et rien d’autres pour nous polluer pendant qu’on bosse, nous !

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