Accueil > Interviews > interview de Jérémie Conde, SEO de Valority
Interviews
Yooda
9 janvier 2014

Rencontrez avec nous les professionnels du webmarketing. Aujourd’hui c’est Jérémie Conde, responsable SEO chez Valority, qui se prête au jeu des questions-réponses. 

Bonjour Jérémie !
Peux-tu nous décrire ton parcours dans le SEO ?

Tout a commencé avec le Master 2 professionnel GECI (Gestion Éditoriale et Communication Internet) à l’Institut de la Communication de l’Université Lumière Lyon 2. Malgré un cursus universitaire en Histoire, j’ai pu intégrer ce Master grâce à mon parcours web relativement classique, c’est-à-dire un autodidacte curieux qui aime comprendre ce qu’il voit.Jérémie Conde, reponsable SEO
A la fin de la formation, j’ai eu à choisir un stage, et je me suis dirigé vers le SEO parce que j’aimais non seulement l’aspect éditorial du métier, mais aussi l’analyse. L’approche très scientifique de ce travail m’attirait aussi beaucoup. J’ai hélas constaté qu’une science qui s’appuie sur les humeurs de Google n’était en rien une science exacte, sauf si on a accès aux algorithmes du moteur de recherche… Mais je ne suis pas dans le secret des dieux.

J’ai donc fait un stage de 6 mois où j’ai appris le métier dans une boîte de référencement qui venait de se monter (l’agence Bee4). J’ai pu apprendre mon boulot à travers des missions très différentes, bien maîtriser les bases et développer mes compétences. C’était une expérience très riche et constructive et qui m’a donné la passion du SEO.

Je me suis mis ensuite pendant un an à mon compte. Là-aussi, une expérience de vie et de métier fort agréable avec des missions très variées.

« L’approche très scientifique de ce travail m’attirait aussi beaucoup. »

Parles-nous de ton entreprise et de la fonction que tu y occupes.

Après une année en tant qu’indépendant au sein de l’agence web Séisme Numérique, je suis entré chez Valority où j’ai intégré une équipe dédiée à la communication web. Valority est une entreprise spécialisée dans la vente de biens immobiliers, aussi bien dans l’investissement locatif que dans le logement principal. C’est une entreprise avec des bases solides, qui prend le virage du web. C’est très excitant car il y a énormément de choses à faire. L’immobilier est un secteur très concurrentiel, c’est assez grisant de voir les progrès que nous faisons. Mais il y a encore beaucoup de travail !

Plus spécifiquement, je suis en charge du référencement naturel des différents sites de la boîte, tels que www.valority.com (site spécialisé dans l’investissement immobilier), Valority Habitat (vente de logements principaux), Les Belles Années (location d’appartements étudiants) et Valority Crédit (spécialiste du prêt immobilier). Ce sont des sites qui viennent d’être refondus et sur lesquels nous commençons à peine les optimisations SEO.

Quel est ton super-pouvoir ?

Je sais ouvrir les portes automatiques grâce à la Force.

Es-tu plutôt White/Grey/Black Hat ?

Je suis très White Hat. Les dégâts qui ont été fait auparavant avec les mises à jour des algorithmes de Google m’ont prouvé qu’il ne fallait pas rigoler avec la police. Cela dit, je pense que quoique l’on fasse en SEO, on passe notre temps à frôler la ligne. Le plus difficile est de ne pas la dépasser, ou se rendre compte qu’on l’a franchi alors qu’on ne le voulait pas vraiment.

J’ai par exemple une approche très propre du SEO avec un netlinking réfléchi et de qualité (au possible !), le tout couvert par une stratégie éditoriale afin de produire du contenu et optimiser les sites le mieux possible.

Au-delà de l’approche moteur, j’ai d’abord une approche utilisateur afin de mettre l’internaute dans les meilleures dispositions et en lui donnant les réponses qu’il attend. Je pense que Google tend vers ça aujourd’hui, et c’est le moment de s’y mettre.

Qu’elle est la question SEO que tu te poses actuellement ?

Je me pose pas mal de questions sur l’avenir du SEO à vrai dire. Quand je vois la politique de Google ces dernières années, je me dis que je dois faire évoluer mon métier (ce que j’essaie de faire). Sauf que je me demande quelles vont être les limites des évolutions de mon métier.

Concrètement, est-ce que Google me laissera travailler dans les meilleures conditions (à ce jour j’ai des doutes, il suffit de voir le Not Provided pour s’en convaincre) ? Est-ce que les réseaux sociaux vont prendre le dessus sur le SEO pur ?

C’est à la fois très grisant car ça pousse à se remettre en question, mais aussi effrayant car ça oblige à faire des choses qu’on n’aime pas forcément (les réseaux sociaux par exemple – en terme de métier pas d’expérience utilisateur).

 

« Mettre l’internaute dans les meilleures dispositions et en lui donnant les réponses qu’il attend. »

Pourquoi as-tu choisi d’utiliser les outils Yooda ?

Utiliser Yooda aujourd’hui me semble être la solution la plus complète et la plus efficace pour avoir le maximum d’informations. Je ne dis pas que l’outil est parfait, il gagnerait à géolocaliser ses résultats (ça m’aiderait beaucoup !) par exemple.
(note de Yooda : C’est le cas depuis fin novembre. Les utilisateurs de la version Sérénité peuvent choisir la géolocalisation des requêtes Google)

J’ai aujourd’hui les principales informations dont j’ai besoin (l’analyse du link juice m’est précieuse), c’est précis, clair, c’est efficace.

Peux-tu citer une fonctionnalité que tu apprécies particulièrement dans SeeUrank ?

Le détail des positions est la fonctionnalité que j’utilise le plus au quotidien. Ça me permet de voir où sont les forces et les faiblesses de mes sites. Je suis encore à un stade où j’ai besoin d’imposer ma visibilité au moteur. C’est en pleine construction et chaque nouvelle analyse de positions s’accompagne de cet absurde espoir qui te laisse imaginer que tu seras dans les trois premières positions de Google. Un jour peut-être… En SEO il faut savoir être très patient !

Merci beaucoup Jérémie !
Retrouvez Jérémie sur Twitter : @JeremieConde

Partager cet article sur