La semaine dernière, Virginie Clève (responsable du Pôle Marketing à la Direction des nouveaux médias du groupe Radio France) nous présentait son parcours dans le SEO et ses responsabilités actuelles. Voici la suite de l’interview où l’on parle un peu plus directement de SEO.

Es-tu plutôt White/Grey/Black Hat ?

interview SEO de Virginie Clève Digital Marketing Manager de Radio France100% white, depuis toujours. Mais je n’ai pas de mérite à cela : je travaille sur des sites ou le contenu est parfois un problème tellement le volume est important (plusieurs milliers de nouvelles pages chaque mois sur l’ensemble des sites de Radio France par exemple). Les problématiques y sont très white : conception, architecture de l’information, maillage interne, duplicate content, rebonds entre sites du réseau, etc. Intellectuellement, c’est très stimulant.

En revanche, disons-le tout net, je ne suis pas une backlinkeuse émérite. A vrai dire j’en ai très peu fait et pour moi le sujet est #boring (chacun son truc).
Mais sur un site média, c’est hyper facile de récupérer des BL à PR7 ou plus. Ils viennent tout seuls, via l’éditorial et les communiqués de presse repris dans les autres médias, sans effort. Les vrais enjeux sont dans les partenariats de diffusion de contenu, la maîtrise du duplicate content, la gestion des 403/404/410 et leurs petits copains et plus encore sur l’architecture de l’information. Et franchement, souvent, ce n’est pas de la tarte, les problématiques sont trapues…

Qu’elle est la question SEO que tu te poses actuellement ?

Sur 7 sites qui n’ont jamais reçu d’optimisation, et sur lesquels on est millionnaires… en 404, la principale question que je me pose, c’est comment prioriser les actions à mener, allier « quick wins » et chantiers de fond. C’est un vrai casse tête, surtout que, comme partout, les plannings de développement sont pleins.

En ce moment, notre sujet le plus chaud avec Michaël Vuillaume notre référenceur, c’est Google Actualités. Des questions, on s’en pose plein. Parfois on a des réponses satisfaisantes, parfois non. On expérimente. Mais je n’en dirais pas plus 🙂

Un dernier sujet chaud, l’ASO (App Store Optimisation) qui est crucial pour un groupe comme le nôtre. Ce sera le sujet de ma conférence le 6 juin au SMX Paris.

Pour le reste, mes préoccupations se portent sur l’ergonomie : améliorer notre taux de partage social, faire baisser le taux de rebond.

Pourquoi as-tu choisi d’utiliser les outils Yooda ?

Lorsque l’essentiel des problématiques SEO se porte sur l’architecture de l’information, le duplicate content – bref toute la partie SEO technique, SeeURank est ce que j’ai trouvé de plus adapté à mes problématiques.
J’ai testé beaucoup de produits, mais je suis toujours revenue à SUR. Je doit être l’une de vos meilleures VRP, parce que j’adore ce logiciel dont je suis les évolutions depuis 2007. J’avais même fait posté un article à la sortie de Falcon.
J’ai été particulièrement séduite par la version Falcon que j’ai beaucoup utilisée quand j’étais au Figaro. Ca m’a beaucoup aidée à surveiller l’indexation, identifier les pages trop loin de la home, débusquer les 404, les problèmes de maillage interne, …
Bref, toutes les problématiques qu’on rencontre tous les jours sur un site média. On entend souvent que la technique c’est à peine 30% de l’optimisation SEO. Je peux garantir que sur un site de contenu, c’est beaucoup BEAUCOUP plus crucial que cela.
Sur un nouveau site, SeeURank, c’est juste un logiciel indispensable qui permet de piloter l’indexation et les positionnements au plus près.

Peux-tu citer une fonctionnalité que tu apprécies particulièrement dans SeeUrank ?

Cela ne surprendra pas, c’est le module « Audit Site » que j’apprécie le plus. Avoir une vue synthétique de la structure du contenu, j’en rêvais depuis longtemps.
Merci beaucoup Virginie d’avoir répondu à nos questions.


Non, Google n’indexe pas tout le web. D’ailleurs, plus la taille du web grandit, plus Google est amené à éliminer les contenus les moins intéressants. Cette pré-sélection est une nécessité pour plusieurs raisons.
Tout d’abord, Google doit faire le difficile pour maintenir ses résultats pertinents.
Ensuite cela lui permet de réduire ses coûts. Et oui, cela coûte cher de crawler et d’indexer des milliards de pages web fréquemment.
Enfin cela lui permet de concentrer ses efforts d’indexation « là où ça bouge » pour être plus réactif à l’actualité… priorité absolue chez Google des quelques années.

Comment cela impacte-t-il mon référencement ?

Pour votre site web, cela implique que Google peut volontairement ne pas indexer une partie non-négligeable de votre site. Cela signifie que les efforts consentis pour la production de tout ce beau contenu risquent de se trouver amputés.
Il y a plusieurs manières d’envisager les critères qui permettent à Google d’identifier les contenus qu’il laissera de cotés. Tous tournent autour de la notion de « centralité » de la page dans le maillage du web.

Pour toi référenceur, il n’est pas réellement possible d’évaluer les pages de ton site sur ce critère… mais l’Audit de Site de SeeUrank peut t’y aider… vraiment !

Le PageRank des pages du site

« Ouh ! Ouh ! Il a dit PageRank, c’est un gros troll !! Ouh ! ». Certes… Le PageRank est une mesure quantitative de popularité. Ou, si on est statisticien, une mesure de la probabilité de passer par une page en surfant aléatoirement sur le web… ou si on aime les beaux dessins, une mesure de la centralité d’une page dans le graphe du web. CQFD.
Si vous activez l’option, le module Audit de Site de SeeUrank récupèrera la valeur de PageRank (tel qu’affiché par la toolbar de Google) pour l’ensemble des pages de votre site.
PageRank de toutes les pages de mon site

Le problème, c’est que le PageRank que nous pouvons connaître (celui de la toolbar) n’est qu’un indicateur de l’indicateur PageRank (réel). Il est peu précis et peu fiable. Je ne peux donc pas m’en contenter.

Le linking interne de mon site

Analyser les liens entre les pages de mon site est bien plus facile qu’analyser les liens à l’échelle du web entier.  L’indicateur « Popularité interne » de l’onglet « Liens internes » permet de classer les pages selon un critère de PageRank interne appelé ici « LinkRank». Ainsi, à la fin de la liste, vous trouverez les pages les moins mises en avant par la navigation du site. Evidemment ce LinkRank (à l’instar du PageRank) valorise différemment les liens selon la page dont ils proviennent.
PageRank interne C’est une mesure précise, fiable et une estimation intéressante de ce critère de centralité que nous cherchons à mesurer. Cela étant dit, cet indicateur reste assez difficile à utiliser tant il est difficile de savoir où se situent les limites du « bon/pas bon ». Pour quelque chose de plus immédiatement opérationnel, je peux me rabattre sur un troisième indicateur.

Eloignement de la page d’accueil

En ergonomie, on considère généralement que les contenus accessibles après plus de 3 clics depuis la page d’accueil ont peu de chance d’être vus. Il en est en fait de même pour les robots d’exploration des moteurs de recherche. Dans les faits, ceux-ci feront l’économie des niveaux d’arborescence les plus profonds sur les sites d’intérêt moyen.

Comment mesurer s’il y a sur mon site des contenus difficilement accessibles pour l’internaute et pour le moteur ?

L’indicateur « Distance page d’accueil » de l’onglet « Structure du site » présente sous forme de tableau et de graphique une répartition des pages du site en fonction de leur éloignement avec la page d’accueil. Cette proximité est exprimée en nombre de clics depuis la page d’accueil.
Distance home page

Cet indicateur, n’est pas le plus pertinent sur le plan théorique, mais il découpe précisément votre liste de pages. Il est donc aisé d’identifier les pages trop isolées.

Pour obtenir la liste exacte des pages que vous jugez trop loin de la page d’accueil, cliquez soit dans le graphique (sur la barre bleue) soit dans la cellule correspondante du tableau.
Vous obtenez la liste exacte des pages pour lesquelles vous devriez intervenir.

 

Maintenant que vous avez identifié le problème, il reste plus qu’à trouver la solution. Généralement, ces situations de contenus isolés sont le produit de menus de navigation insuffisamment étoffés comparativement à la masse de contenus proposée. De là, à vous de voir si rajouter quelques liens suffit, où s’il faut repenser la navigation du site dans son ensemble.