Verbe du premier groupe.
Apparu au début du 21ème siècle.

Définition

Décapchuler signifie passer automatiquement le captcha (test de Turing) restreignant l’accès à un service pour permettre l’automatisation d’une tâche.

Note :
Normalement, un captcha n’a rien à voir avec des chats. Sauf que parfois, on a un captcha où il faut reconnaître des chats. On appelle alors cela un capchat !
C’est un cas particulier, mais cela ne change rien au problème de la décapchulation.

Google, dessine-moi un captcha

Google est à la fois un moteur de recherche et une régie publicitaire. Bien entendu, Google ne souhaite pas gaspiller les ressources coûteuses du moteur pour un trafic qui ne génère pas de revenus publicitaires.
C’est compréhensible mais pénible pour les clients de Google, les webmarketeurs; qui ont eux besoin d’un maximum d’information sur la visibilité de leur site et de leurs concurrents. D’autant que les outils de Google pour les webmasters sont assez… limités. Evidemment. Ce n’est pas dans l’intérêt de Google que les annonceurs Adwords prennent des décisions SEO/SEA parfaitement rationnelles non-plus ! Comme on dit, « quand c’est gratuit, c’est toi le produit ». 😉

Le douanier Google

Dans ce contexte, le captcha est un peu le contrôle douanier de Google.
Il utilise son flair légendaire pour repérer les comportements suspects dans la file de requêtes reçues par ses serveurs. Et lorsqu’un comportement lui paraît douteux… Paf ! Contrôle d’identité !

Ca vous rappelle quelque chose ?

Google gagne toujours deux fois

A l’origine donc, les captchas sont destinés à exfiltrer le trafic automatisé. Mais chez Google on est gourmand ET malin.

C’est ainsi qu’en remplissant des captchas, vous avez GRATUITEMENT aidé Google à faire de la reconnaissance de caractère dans des livres scannés, ou sur des panneaux de signalisation routière ou encore à reconnaître des objets sur une photo. Du travail gratuit qui donne un 685ème ulcère à Gérard Filoche.

La délocalisation (payante) de votre travail gratuit

Magie de la mondialisation, il existe depuis quelques années des services de décapchulation (forme nominale du verbe décapchuler). En clair, des armées d’indiens et de pakistanais sont payés (pas cher) pour remplir des captchas à votre place.

Le principe est simple. Vous créez une application qui automatise l’utilisation d’un service web. Et lorsque celui-ci veut vous entraver en vous balançant un captcha, vous capturez le captcha (non, pas comme un Pokémon), et l’envoyez via une API à l’autre bout de la planète à un expert en captchas. Cet expert résoudra le captcha et renverra le résultat à votre application qui pourra continuer à fonctionner. Une véritable industrie.

Techniquement, ça marche tellement bien qu’on en viendrait à se demander si les pages de résultats de Google ne sont pas elles aussi produites par des pakistanais…

Un peu comme dans cette fiction.

Cet article à vocation humoristique fait partie de notre Désencyclopédie du Webmarketing

Locution nominale.
Féminin (comme tout ce qui est galère).  

Définition

Une passoire de conversion, c’est comme un entonnoir de conversion… mais pété.
Par ses fuites, la passoire de conversion permet aux internautes d’échapper au plan machiavélique conçu par le webmarketeur pour convertir ce promeneur distrait en acheteur avide.

La passoire de conversion

Conséquences sur le sujet

Pour un professionnel du webmarketing, analyser sa passoire de conversion consiste donc à s’arracher les cheveux devant toutes les fuites de ce qui devait à l’origine être un entonnoir de conversion parfait.

Car la passoire de conversion est une dure à cuire. Il est quasi impossible de réduire une fuite sans qu’une autre apparaisse ailleurs. Aussi irréductible que l’Hydre  de Lerne, la passoire de conversion a épuisé les nerfs de nombreux webmarketeurs chevronnés.Fascinés et à bout de souffle, certains ont perdu la tête et se jettent dans le mysticisme et la vénération de ce « satan 2.0 ». Les plus atteints ont fondé une religion fortement marquée par ce syndrome de la passoire, le Pastafarisme, qui prend un essor inquiétant partout dans le monde.

Allégorie philosophique

En philosophie, la passoire de conversion est fréquemment utilisée comme la démonstration que la technologie numérique et le big data sont impuissants à combler l’écart éternel entre la théorie et la pratique.

Conversion, de la théorie à la pratique

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Nom commun.
Prononcer [cac-o-pire ].

Définition

En webmarketing, le Cacaupire est une variante du CAC. Le CAC, qui comme vous le savez, signifie Coût d’Acquisition Client. Autrement dit, la somme que vous dépensez en moyenne en actions de communication pour obtenir un nouveau client sur votre site ouaibe.

Là où le CAC est une mesure statistique des résultats de vos actions webmarketing passées, le Cacaupire est lui une projection, un plafond à ne pas dépasser.
Le Cacaupire représente donc le coût maximal que vous acceptez de payer pour obtenir un nouveau client.

Ne jamais essayer de calculer un CAC quand on a une gueule de bois.

Risques pour la santé

Si un webmarketeur constate que sa dernière campagne explose lamentablement le Cacaupire qu’il s’était fixé, le stress induit peut produire des symptômes très sévères :

risques professionnels en webmarketing

Astuce : Cacaupire et régie publicitaire

Si vous achetez de la publicité en payant, non pas au clic, mais à la conversion ; sachez que la régie publicitaire se débrouillera TOUJOURS pour vous vendre les conversions à votre prix max.

C'pas ça faute, il ne voit pas bien.
A croire que, chaque fois qu’il obtient une conversion, l’algo de ciblage se repose en sirotant un mojito, et laisse vos annonces être diffusées n’importe comment, et se réveille juste avant de dépasser votre Cacaupire pour se remettre à bien cibler votre pub.

Lorsque vous indiquez à la régie publicitaire votre coût max de conversion, pensez donc à indiquer un coût en dessous de votre Cacaupire.

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Locution verbale.
Prononcer A VOIX HAUTE [défendre son brief-teck]

Définition

Le brief-tech, c’est comme un cahier des charges… mais en plus marketing.

« On voudrait des flammes sur le logo »

Marketing thinking

Au marketing, on a toujours plein d’idées pour attirer ou fidéliser les clients, renforcer la marque, et faire la nique à la concurrence.
A l’heure du digital, cela passe souvent par de nouveaux contenus ou fonctionnalités sur le site web, par l’installation d’outils d’inbound marketing câblés sur un CRM 360° rotatif ou par l’extraction de données utilisateurs aussi précieuses que l’anneau de Golum.
Mais tout cela n’est possible qu’avec la coopération de gré ou de force du service informatique. Pour expliquer ce que l’on veut, les gens du marketing rédigent donc un briefing pour les gens de la technique, le fameux « brief-tech ».

Etymologie de l’expression

D’après les paléontologues, dans les entreprises industrielles d’avant internet les querelles entre gens de la production et gens du marketing étaient titanesques. Vendre ce que l’on sait produire ou produire ce que l’on sait vendre, telle était la question qui les divisait.

Depuis que la production industrielle a été délocalisée à l’autre bout du monde, les marketeux n’ont plus que les gens de l’informatique avec qui s’embrouiller. C’est dans ce contexte que l’expression serait apparue pour la première fois au début 21ème siècle.

Négociations géopolitiques avec risque de guerre nucléaire autour du brief-tech

Sachez-le, le brief-tech génère des négociations controversées entre marketing & informatique. Elles sont principalement de 2 types :

La première controverse apparaît lors de la traduction du brief-tech en spécifications techniques. Le brief-tech est rédigé en langage ésotérique et ponctué de termes shamaniques que seuls les initiés peuvent faire semblant de comprendre. L’intention initiale du brief-tech sera nécessairement altérée rendant totalement inutilisable l’innovation convoitée, et générant des débats sans fin autour de la question essentielle « à qui la faute ? ».

La deuxième controverse concerne le planning. Autrement dit, quand sera réalisée et livrée le travail demandé via le brief-tech. Chaque camp cherche à remporter la partie en tentant de convaincre l’autre camp que les contraintes de son planning sont les plus importantes à prendre en compte.

Illustration : Cas extrême d’organisation où il n’y a pas 2 parties prenantes au brief-tech, mais 9 !

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Locution nominale.
Masculin.

Définition

Le Negative Dark Pattern est à l’UX designer ce que le bug est au développeur…. UN GROS PARASITE !

Epic fail bugLe Negative Dark Pattern a un cousin maléfique, le dark pattern. Un dark pattern désigne un procédé qui force ou trompe l’utilisateur pour qu’il remplisse l’objectif souhaité par le site web, même s’il ne le souhaite pas. C’est très mal, mais les exemples sont pourtant nombreux.
Pensez aux boutons télécharger sur les sites de streaming, qui sont en fait des pubs. Vous les voyez ?

Le Negative Dark Pattern est plus sympathique. Parce qu’il est involontaire et par là même pas du tout malhonnête. C’est un bug de l’interface web qui empêche l’utilisateur de réaliser l’objectif voulu par le site web, même s’il le souhaite !

Les symptômes d’infestation par un Negative Dark Pattern

La capacité d’adaptation de ce parasite est sans limites !
De récentes observations ont permis d’identifier de nombreux cas d’infestation sur les sites web, parmi lesquels :

Gallerie d’exemples en image (cliquez pour voir le diaporama)

Autres cas classiques de Negative Dark Pattern empêchant l’utilisateur d’agir comme il est souhaité qu’il le fasse :

Ecosystème du Negative Dark Pattern

Le Negative Dark Pattern se développe et se reproduit particulièrement bien dans les environnements non-régulés où les populations d’UX designers sont soumises à un fort stress.

Heureusement, le Negative Dark Patter a un prédateur naturel : le test.
Une petit groupe de test peut décimer en très peu de temps 95% d’une population de Negative Dark Patterns.

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