e-commerce internationalDans certains pays on parle plusieurs langues, et une langue peut-être utilisée dans plusieurs pays. De leur coté, les moteurs de recherche utilisent la proximité géographique du site et de l’internaute comme un critère de pertinence. Dans ces conditions, optimiser le SEO d’un site multilingue ou international est complexe.

Traduction, localisation et internationalisation sont dans un bateau…

Traduire un site est-il nécessaire ?

Entendons-nous, on peut arriver à positionner des pages non-traduites pour un mot-clé sur a peu près n’importe quelle version de Google. Mais pour cela, votre site doit être identifié comme LA référence absolue pour le mot-clé visé. Cela pourra peut-être marcher sur votre nom de marque… mais pas beaucoup plus.
La traduction du contenu est une condition nécessaire à un référencement international ambitieux.

Un site mal traduit fait fuir les internautes !
N’espérez pas arriver à une traduction acceptable avec un outil de traduction automatique. La traduction/localisation est réalisée par une personne dont c’est la langue maternelle. Autrement dit, pour traduire du français à l’anglais, on prend un traducteur anglais. Pour traduire de l’anglais au français, on prend un français.

Traduire ne suffit pas…

La langue n’est pas le seul élément nécessaire pour proposer son site web dans un autre pays. Dans les faits, beaucoup d’éléments peuvent varier d’un pays à l’autre. Si vous vendez en France et au Canada, vous devrez adapter vos coordonnées, vos horaires d’ouvertures, la monnaie, les conditions générales de ventes et le droit applicable, les frais de port… et même l’ergonomie (voir l’étude Miratech sur les différences culturelles dans les habitudes de navigation).
C’est ce qu’on appelle en langage de traducteur la « localisation ». Cette localisation du contenu est nécessaire pour le commerce, mais n’a aucun bénéfice pour le SEO. Une fois la localisation du contenu faite, l’eCommerçant n’est pas au bout de ses efforts.

Pensez à Google, une URL différente pour chaque traduction

Pour que les moteurs de recherche puissent proposer les différentes traductions de votre contenu, il faut respecter quelques points la traduction ne suffira pas.

Tout d’abord, Google ne tient pas compte de l’attribut lang qui vous permet de déclarer la langue de la page dans le header (d’autres applications l’utiliseront en revanche). Google cherchera à détecter la langue du contenu lui-même.

Pour que le moteur détermine correctement la langue d’une page, elle ne doit PAS comporter des textes dans des langues différentes. Tout le contenu de la page doit donc être traduit, y compris ce qu’il y a dans les menus, le header, le footer.

Cela implique également que chaque version à une URL spécifique.

Google a besoin de localiser géographiquement votre site

Si un internaute français cherche à acheter un téléphone mobile, Google ne va pas lui proposer un webmarchand au Canada ou en Belgique. Ce serait peu pertinent pour des questions de logistique, de devise, de frais et de délais de port… Page pour choisir le pays & langueGoogle a besoin d’identifier le territoire visé par votre site autant que la langue.

Pour permettre à Google d’identifier le marché cible, vous pouvez jouer sur :

Les ccTLDs (country-code Top-Level Domains) :

Ce sont des « extensions » de nom de domaine qui indiquent une géographie particulière (.fr pour la France, .be pour la Belgique, .es pour l’Espagne…). C’est un signal fort pour le moteur comme pour les internautes du ciblage géographique du site web.

Le ciblage géographique via les Webmaster Tools :

Si votre site n’utilise pas un ccTLD mais un gTLD (.com, .net, .org, .biz, .info, .eu…), les Webmaster Tools vous permettent d’indiquer à Google (et seulement lui) quel est le pays cible votre site web.

La localisation géographique du serveur :

L’adresse IP de votre serveur permet de localiser approximativement le serveur. C’est un paramètre qui peut être utilisé de manière secondaire par Google. La localisation ne prend pas le pas sur un nom de domaine localisé ou les Webmaster Tools.

La structure des URLs :

Au-delà du TLD, certains paramètres dans l’URL vont permettre au moteur d’identifier la localisation ciblée par la page. Il s’agit du sous-domaine et du sous-répertoire. Mais pour permettre cette localisation le nom du sous-domaine ou du répertoire doit être le code ISO 3166-1 du pays.

Exemples d’URLs permettant de localiser correctement un site à destination de la Belgique :

L’attribut hreflang

Les moteurs de recherche ont mis en place une instruction rel= »alternate » hreflang= »xxx » permettant d’indiquer la destination et la langue des différentes variantes de vos pages.

Pour cela, il faut ajouter dans le <head> de vos pages une balise indiquant les autres versions de la page.

Si je suis sur example.fr, je peux indiquer

<link rel="alternate" hreflang="fr-be" href="http://be.example.com/fr/" />
<link rel="alternate" hreflang="nl" href="http://be.example.com/nl/" />

Ces deux balises indiquent donc au moteur qu’il existe deux variantes de cette page, à destination des internautes Belges, l’une en français, l’autre en néerlandais.

Vous devez utiliser le code ISO 3166-1 pour identifier le pays, et le code ISO 6391-1 pour identifier la langue utilisée.

Découper son site par pays, par langue, ou les deux ?

Certains pays possèdent plusieurs communautés linguistiques, et une langue peut-être utilisée dans plusieurs pays. Il est donc conseillé d’indiquer à Google la langue utilisée ET le pays visé par chacune des versions de votre site.

Le plus simple pour cela est d’utiliser une structure d’URL spécifiant la langue ET le pays. Si nous reprenons l’exemple de la Belgique, en y ajoutant la dimension francophone, cela donne :

Encore une fois, vous devez utiliser le code ISO 3166-1 pour identifier le pays, et le code ISO 6391-1 pour identifier la langue utilisée.

Vous pouvez aussi utiliser en complément l’attribut hreflang décrit plus haut.

La localisation par défaut

Votre site ne couvrira pas toutes les langues et tous les pays du monde. Il est donc logique de proposer une version internationale générique. Comme je l’évoquais précédemment, l’attribut hreflang permettait déjà d’identifier les variantes localisées d’une page. Depuis Le 10 avril dernier, Google et Yandex ont créé un attribut hreflang=’x-default’ permettant d’identifier la variante internationale/générique de la page.

– Fin de la 1ère partie –

 

Ne ratez pas la 2ème partie du dossier  « 7 conseils pour réussir son SEO international« !