Lors de cette édition 2015 du SEO Camp’us, trois grands sujets étaient au centre des préoccupations des participants. Nous vous proposons ici une synthèse des discussions sur ces trois grands thèmes.

 seocampus 2015

crédit photo SEOcamp

1/ Mobile & performance web

La grosse préoccupation des SEO en ce début 2015 concerne l’annonce par Google de résultats différenciés pour les recherches depuis un mobile, favorisant les sites « mobile friendly ».

21 avril 2015, effet de communication ou big bang ?

La communication de Google sur le sujet est intense, par l’intermédiaire de ses porte-paroles, ou par l’envoi massif d’alertes Webmaster Tools.Analyse des dernières annonces Google
Lors d’un débat organisé vendredi, les experts présents ont soupçonné une exagération du phénomène dans la communication de Google. Si la différenciation des SERPs sera une réalité, l’ampleur du changement annoncé laisse sceptique. Cette communication alarmiste pourrait poursuivre le but de pousser le web à s’adapter à la massification du trafic mobile.
Il faut tout de même souligner que tous les secteurs ne seront pas touchés au même niveau. En effet, certaines branches du web, comme la presse féminine, atteignent déjà 50% de trafic mobile.

Quelles solutions pour un site « mobile friendly » ?

Plusieurs conférences ont été consacrées aux solutions techniques pour proposer un site mobile-friendly. La tendance est au responsive design, qui est dans la majorité des cas la solution la plus simple à mettre en place. Cependant, elle peut nécessiter des adaptations voire des suppressions de contenu, ce qui peut desservir les objectifs marketing du site.Technologies mobile-friendly
Le dynamic serving, bien que plus technique, permet de proposer un contenu optimisé et pertinent pour chaque type d’appareil. Cette technique repose d’une part sur la détection du device connecté au site, et coté serveur, sur la génération d’un contenu spécifiquement adapté à ce device.
De son côté, la création d’un site dédié au mobile (avec une URL spécifique du type m.monsite.com) permet aux gros portails, plus lourds techniquement, de répondre à la problématique mobile sans toucher aux fondations techniques du site.

A côté de cela, l’application mobile offre des complémentarités intéressantes dans la fidélisation ou même l’acquisition d’audience. Grace à l’indexation des applications dans les résultats de recherche Google, les applications mobiles s’ouvrent au search.

La qualité web impacte aussi le SEO

La vitesse de chargement et le cryptage des connections (https) sont officiellement des critères de classement pour Google. C’est donc naturellement que ces sujets occupaient plusieurs conférences du SEO Camp’us. Ce sont des sujets techniques, à la frontière du SEO et de l’administration de serveur. Ils seront d’ailleurs largement au programme du Teknseo 2015.
Concernant la migration vers https, force est de reconnaître qu’à ce jour, le bonus SEO est quasi-nul. Si le https à un intérêt, il est plutôt dans la sécurité, et donc dans la lutte contre le spam et la contrefaçon. Le passage en https n’apparaît donc pas comme une nécessité SEO.
Parallèlement à ses considérations très techniques, on peut souligner le rôle des métadonnées sur la qualité technique d’un contenu. Elles sont utiles pour permettre à Google de repérer la nature et la structure des informations contenues dans vos pages, et ainsi obtenir des rich snippets. Elles sont pourtant encore peu employées. La liste des types de formats est disponible sur Schema.org (note : ils ne sont pas encore tous reconnus par Google).

 public seocampus 2015

crédit photo SEOcamp

2/ Linking post-Penguin

backlink de qualitéLes liens sont le système sanguin du web, et un indicateur central pour les moteurs de recherche pour déterminer l’autorité d’une page. Le filtre anti-spam Google Penguin a redistribué les cartes et a rendu toxiques de nombreuses pratiques.
Le linking est devenu une spécialité à part entière dans le SEO. L’achat de liens, les réseaux de sites sont par exemple toujours pratiquées, mais nécessitent une expérience solide et une grande discrétion.

« Quand je fais du linking, je ne dépasse pas
3% d’ancres optimisées ». Kévin Richard

On ne s’improvise pas « netlinker ». Trouver des bons liens nécessite de longues recherches, ainsi qu’un réseau de sites, ainsi qu’un réseau relationnel auprès d’autres SEO.
Pour éviter Penguin, il faut savoir évaluer la qualité de chaque lien, être exigeant et prudent. A titre d’exemple, Kévin Richard lors de sa conférence a spécifié que la plupart des linkers qu’il connaissait ne dépassaient pas 3% à 5% d’ancres optimisées.

 salle seocampus 2015

crédit photo Double Numérique

3/ Contenu et SEO

Plusieurs conférences sur le contenu étaient données lors de ce SEO Campus. Elles avaient l’avantage d’être présentées par des marketeurs et non des SEO. Il a donc été question d’inbound marketing et plus particulièrement de content marketing, ainsi que de contenu pour l’e-commerce.

Inbound marketing et content marketing

Un point commun dans ces conférences, le constat qu’une marque peut et doit devenir son propre média. C’est ainsi qu’elle pourra attirer, convaincre et convertir des visiteurs.

Répondre aux questions Vs. Attirer

Dans les discours proposés, on peut distinguer deux types de contenus.

Le premier répond aux questions que se posent les internautes. On vise alors l’attraction de visiteurs via les moteurs de recherche, grâce à un discours sémantiquement calibré pour se positionner sur les questions identifiées. Le style rédactionnel est alors plus rationnel, façon question-réponse.

 « Faire du SEO c’est jouer à Jeopardy.
Il faut trouver les questions que se posent les gens. »
Gabriel Dabi-Schwebel

Avantage de ce type de contenus, on cible les internautes avec une question et donc un besoin précis.

Le second type de contenu vise à capter l’attention. On diffuse des contenus ultra-attractifs, principalement par le canal des réseaux sociaux. La viralité est ici le moteur d’acquisition d’audience. Ce type de contenus cherche prioritairement une réaction émotionnelle. On soignera donc particulièrement les titres et les visuels.
Ce type de contenu remplit des objectifs de « branding ». La finalité est la reconnaissance de la marque et de ses valeurs, la création d’un lien affectif.

Proposez des contenus à forte valeur ajoutée

Dans tous les cas, la clé du succès d’un contenu est sa forte valeur ajoutée. Autrement dit, ne proposez pas des contenus commerciaux, qui intéressent peu. Préférez des contenus informatifs ou émotionnels.

Contenu & ecommerce :

Sémantique vs story telling

Là encore deux tendances s’opposent pour la présentation d’une offre produit : l’utilité contre le désir.

Lorsque la marque est essentielle dans l’intention d’achat (parce qu’elle est gage de qualités et de valeurs), le story telling doit dominer. Dans ce cas, le contenu s’intéresse moins à la sémantique pour le SEO qu’à créer un univers, à véhiculer l’identité et les valeurs de la marque.

« Un bon contenu en e-commerce, c’est l’équivalent
d’un bon vendeur. » Eve Demange

En revanche, lorsque les qualités du produit sont le moteur essentiel de l’achat, alors le contenu doit s’attacher à utiliser une sémantique axée SEO. Les termes utilisés sont ceux définis par les objectifs de référencement.

check-list pour fiche produit e-commerce

Ergonomie éditoriale

Le rédacteur d’un catalogue de produits devra en outre s’atteler à structurer le contenu pour le rendre convainquant, et également s’assurer de sa lisibilité.

Dans cette optique, il devra pour chaque produit placer le message essentiel en premier. L’accroche de la fiche produit doit énoncer la promesse et bénéfice client. Elle permet au prospect de se projeter dans l’utilisation du produit.
A noter également que corriger une faute d’orthographe permettrait de doubler les ventes d’une page.

 

Les slide des conférences

Voici la liste des slides de conférences publiés par leurs auteurs à ce jour.

 

Tweet Buzzea Matt CuttsFin janvier, dans un tweet assassin Matt Cutts indiquait mener une action contre le « réseau de liens » français Buzzea. Le tort de ce réseau, mettant en relations blogueurs et marques, était de ne pas imposer le nofollow. Pire les articles contenaient un lien vers le site Buzzea sur l’ancre article spons0risé

La chasse de Google se poursuit, avec d’autres réseaux dans le monde. Ces dernières semaines ont aussi été agitées suite à un vif débat sur les articles invités (guest blogging). Google était allé jusqu’à pénaliser un blog SEO pour 1 article hors-thématique.
Si Google semble nuancer son approche du guest blogging, la volonté de sanctionner les articles de complaisance avec backlinks est bien réelle.

Sanction symbolique ou réelle ?

Le 28 janvier 2014, Matt Cutts annonçait la sanction du réseau Buzzea. Immédiatement, le Pagerank du site tombait à zéro dans la toolbar. Des réactions sur les réseaux sociaux montraient que des blogs du réseau avaient également perdu leur petite barre verte.

La lutte anti-spam de Google utilise beaucoup d’effets de communication. Faire un exemple public de Buzzea et baisser le Pagerank de la toolbar procède de cette stratégie. Mais au-delà de l’effet de communication recherché, Google sanctionne-t-il réellement ? Autrement dit :
Les sites du réseau, acheteurs et vendeurs, ont-ils vu leur visibilité dans Google baisser ?
Ce sera l’objectif de notre étude.

Méthodologie de l’étude

L’échantillon

Grace au schéma de lien retour utilisé par Buzzea (et qui a causé sa perte), nous avons pu identifier facilement 281 sites vendeurs. Puis, par une analyse manuelle, nous avons pu remonter jusqu’à 34 sites acheteurs.

L’objectif étant d’évaluer l’évolution de la visibilité, nous avons dû écarter 79 blogs. Leur faible positionnement sur les moteurs de recherche ne permettait pas de considérer leur visibilité (et donc son évolution) comme statistiquement significative.

Big data power !

Pour évaluer la visibilité de chacun des sites, nous avons utilisé l’indicateur « Trafic SEO » de SEO Benchmark. Cet indicateur à l’avantage de tenir compte à la fois du nombre de positions et de leur qualité (classement).

Visibilité des sites internet

Pour mesurer l’évolution de cette visibilité, nous avons relevé les valeurs Trafic SEO sur plus de 4 mois, répartis avant et après le tweet (soit du 18/11/2013 au 31/03/2014).

Notez : Pour éviter un effet de sur-pondération des sites de l’échantillon ayant le plus gros score, le score de chaque site a été ramené à un indice base 100 pour le score du 18/11/2013

Résultat 1 :
Vendeurs et acheteurs ont perdu de la visibilité

Pénalité GoogleLe constat est sans appel. Sur la période analysée, les sites qui ont acheté ou vendu des articles/liens via la plateforme Buzzea ont perdu de la visibilité sur Google.
En moyenne, les sites vendeurs ont perdu 18% de visibilité sur Google.fr, et les acheteurs ont perdu 20%.

La baisse est bien répartie sur l’ensemble des sites. Les résultats sont d’ailleurs très proches que l’on utilise une moyenne arithmétique ou géométrique.

Résultat 2 :
La perte a commencé avant l’annonce de sanction

Comme vous pouvez le constater sur les courbes ci-dessous, la baisse de visibilité sur Google.fr a commencé bien avant l’annonce de la sanction.

Perte de référencement Buzzea

Comment l’interpréter ?

Je vois deux interprétations possibles aux fait que les sites aient enregistré une baisse de visibilité significative avant la sanction.

Première possibilité, Google a sanctionné avant de communiquer. Il s’assure ainsi d’attraper tout le monde. La sanction devenant explicite par une baisse artificielle du PR toolbar et le tweet de Matt Cutts.

Deuxième possibilité, le réseau a d’abord été repéré et traité par un filtre algorithmique. Et c’est seulement ensuite qu’il a été traité par la Search Quality Team pour une intervention manuelle.

 

Voici une série de tests SEO sur les liens sur les images qui devrait intéresser les e-commerçants pour l’optimisation de leur linking interne. Nous avons en effet testé de nombreuses combinaisons rencontrées avec des liens sur une image. Certains résultats sont étonnants !
Ces tests poursuivent la série de tests SEO sur l’optimisation du linking interne pour Google ( « Linking interne, l’erreur classique du lien double » et « Lien en menu vs. lien dans le texte« ).

Quels tests avons-nous réalisé ?

Voici la série de tests menés sur la notion d’ancres de liens sous forme d’image :

  1. L’attribut ALT est-il pris comme ancre de lien ?
  2. L’attribut ALT est-il pris comme ancre si un autre lien texte précède/suit ?
  3. Avec deux liens sur deux images, les deux liens sont-ils utilisés par Google ?
  4. Si une même ancre contient une image ET du texte, qu’est-ce qui est pris comme ancre ?

Tous les tests sont réalisés sur Google.

1- L’attribut ALT d’une image est-il une ancre de lien valide ?

Commençons par le début. Vérifions si lorsqu’un lien est fait sur une image, l’attribut ALT de l’image est utilisé par Google comme ancre de lien.

 Le test

On met sur une page indexée par Google (ici appelée « Page d’Origine ») une image, avec un attribut ALT. Cet attribut ALT contient un mot inventé qui au départ renvoie « 0 résultats » sur Google.fr.
Sur cette image, on fait un lien vers une page B (qu’on appellera par commodité « Barnabé »).

Prise en compte lien ALT image

Résultats du test

Pour vérifier le test, on vérifie dans Google si la page B, destination du lien, est listée sur la requête « motcléinventé ». La vérification se fait en mode « Navigation privée ».

Sans trop de surprise, la page « B » est bien listée par Google.
On peut affirmer que l’attribut ALT est utilisé comme ancre de lien par Google.

2- L’attribut ALT est-il pris comme ancre si un autre lien texte précède/suit ?

Test SEO : Lien image ou texte ?Il est fréquent sur des sites e-commerce de trouver 2 liens vers une même page. L’un sur un texte, l’autre sur une image.

Optimiser ces liens nécessite de savoir comment Google traite cette succession de liens posés sur des supports différents.

Test A : Lien texte avant le lien image

Test SEO : Lien texte avant lien imageOn met sur une page indexée par Google (ici appelée « Page d’Origine ») une image, avec un attribut ALT. Cet attribut ALT contient un mot inventé qui au départ renvoie « 0 résultats » sur Google.fr. Sur cette image, on fait un lien vers une page B (qu’on appellera par commodité « Barnabé »).
On ajoute AVANT ce lien un lien texte qui renvoie vers la même page B. L’ancre du lien est un autre mot inventé.

Test SEO : lien texte avant lien image

Résultats du test A

Pour vérifier le test, on vérifie dans Google si la page B, destination du lien, est listée sur l’un et l’autre des mots-clés inventés pour le test. La vérification se fait en mode « Navigation privée ».

La page « B » est positionnée sur les DEUX mots-clés !
Cela signifie que dans le cas où les liens ne sont sur des médias différents (texte et image), les deux vont être considérés par Google comme une ancre de lien.

 Résultat complémentaire :
Sur le 1er lien (texte), la page de destination est première (devant la page liante).

Sur le 2ème lien (image), la page de destination est deuxième (derrière la page liante).
Est-ce l’effet de l’ordre des liens ou est-ce le ALT qui est d’un poids moindre ?

Test B : Lien image avant lien texte

Test : lien image avant texteMême test que précédemment, mais on inverse les deux liens. Le lien image passe en 1ère position, le lien texte ensuite.

Test SEO : lien image avant lien texte

Résultats du test B

Pour vérifier le test, on vérifie dans Google si la page B, destination du lien, est listée sur l’un et l’autre des mots-clés inventés pour le test. La vérification se fait en mode « Navigation privée ».

La page « B » est également positionnée sur les DEUX mots-clés.
Peu importe l’ordre de ces deux liens, les deux sont utilisés par Google et les deux ancres peuvent être optimisées !

Résultat complémentaire :
Sur le 1er lien (image), la page de destination est deuxième (derrière la page liante).

Sur le 2ème lien (texte), la page de destination est également deuxième (derrière la page liante) !
Ce deuxième résultat est intéressant, mais sujet à caution. La popularité originelle des deux pages impliquées pourrait peser… Ce n’est pas mesurable, mais à mon sens, c’est peu probable avec les 2 pages utilisées.

Cela pourrait donner un double enseignement :
1-       Même si les deux liens sont pris en compte, le 1er lien à plus de valeur
2-       L’attribut ALT d’une image est une ancre de poids moindre qu’une ancre texte

3- Deux liens sur deux images, les deux liens sont-ils utilisés par Google ?

Nous avions montré en novembre que seul le 1er lien compte. Ce test avait été fait sur la base de liens textes.  Le test précédent nous démontre que Google a pensé aux sites ecommerce. Lorsque deux liens vers une même page se suivent, l’un sur une image, l’autre sur un texte, les deux ancres comptent.
Ce cumul des ancres est-il une spécificité des liens sur les images ? Ou est-ce dû au fait que les liens soient sur des médias différents (texte/image) ?
Pour le savoir, nous avons testé deux liens successifs sur 2 images.

Le test

On met sur une page indexée par Google (ici appelée « Page d’Origine ») deux images, avec un attribut ALT. Chacun de ces attributs ALT contient un mot inventé différent, qui au départ renvoie « 0 résultats » sur Google.fr.
Sur chaque image, on fait un lien vers la page B (la désormais célèbre page « Barnabé »).

Test : 2 liens sur 2 images

Résultats du test

Pour vérifier le test, on vérifie dans Google si la page B, destination du lien, est listée sur l’un et l’autre des mots-clés inventés. La vérification se fait en mode « Navigation privée ».

 La page « B » n’est présente sur Google que sur l’ancre du 1er lien. Elle est absente pour l’ancre du 2ème lien.
La prise en compte de deux liens vers une même page n’est donc pas liée au média image, mais à la mixité des médias utilisés (texte/image).

Désolé, il ne sera pas possible de faire du « anchor stuffing » grâce aux images. 🙂

4- Si une même ancre contient une image ET du texte, qu’est-ce qui est pris comme ancre ?

test SEO linking interneDans les tests précédents, nous avons testé ce qui se passe avec deux liens différents. Mais il est tout à fait possible d’obtenir le même résultat visuel avec un seul lien. L’ancre du lien contient alors une image ET un texte.

Le test

On met sur une page indexée par Google (ici appelée « Page d’Origine ») une image avec un attribut ALT, suivie d’un mot-clé inventé. L’attribut ALT contient également un mot inventé, différent. Aucun des deux ne renvoie de résultat sur Google.fr.

On crée un lien qui dont l’ancre englobe l’image et le texte. Le lien pointe vers la page B (qui en a marre qu’on la moque parce qu’elle s’appelle « Barnabé »).

Le test a été réalisé en double, en inversant l’ordre des liens. D’abord l’image, puis le texte. Mais également, le texte et ensuite l’image.

Résultats du test

Pour vérifier le test, on vérifie dans Google si la page B, destination du lien, est listée sur l’un et l’autre des mots-clés inventés. La vérification se fait en mode « Navigation privée ».

La page « B » n’est listée que sur l’ancre textuelle. L’attribut ALT n’a pas été reconnu par Google comme ancre du lien quel que soit le sens de présentation des médias (texte/image ou image/texte).
A noter que dans les deux cas testés, la page liée arrive après la page d’origine du lien. Cela va à contre sens des tests précédents, comme si le lien avait moins de poids.

Voilà, cette série de tests est achevée.
On se retrouve prochainement sur ce blog pour une traduction de ces tests en bonnes pratiques SEO.

Dans l’optique de dégager des bonnes pratiques pour l’optimisation du linking interne; nous avons vérifié lors du précédent article sur les liens en double que, sur une page qui contient 2 liens vers une autre, c’est l’ancre du 1er lien qu’il faut optimiser.

La question s’est alors posée de savoir si ce comportement de Google était identique lorsque l’un des liens est dans le menu et l’autre dans le corps de texte. En effet, les possibilités d’optimisation des ancres de liens dans les menus sont limitées.
En d’autres termes : Peut-on compenser un lien en menu non optimisé avec un lien optimisé dans le corps de la page ?

Le test : Comment réagi Google ?

On met sur une page indexée par Google (ici appelée « Page d’Origine ») deux liens pointant vers la même page A (qu’on appellera par commodité « Adrienne »). Le 1er lien (par ordre d’apparition dans le code HTML) est le lien du menu. Ce lien en menu est donc présent sur toutes les pages du site. Le lien dans le corps de page n’est lui présent que sur 1 seule page (la page d’accueil du site).

Test SEO : lien menu vs lien texte

Ces 2 liens ont des ancres textuelles différentes l’une de l’autre. Ces ancres sont constituées d’un mot inventé qui au départ renvoie « 0 résultats » sur Google.fr

Résultats du test

Pour mesurer les résultats, on regarde dans Google.fr quelles sont les pages positionnées sur chacune des expressions utilisée comme ancre. La vérification se fait en mode « Navigation privée ».

Les résultats sont identiques au test précédent :

Limite du test

Le test a été effectué sur un site qui à un nombre faible de pages (inférieure à 10). On pourrait imaginer que la détection des blocs de page (header, menu, footer, colonne, corps, etc.) par Google nécessite un volume de pages plus important.

Dans le site de test, le menu est inclus dans un div dont l’id est ‘header’, mais ce n’est peut-être pas suffisant.

Si quelqu’un a la possibilité de vérifier ce test sur un site à plus fort volume, je suis preneur. Je compléterais alors cet article avec tous les crédits d’usage.

La recommandation SEO

| Si une page contient 2 liens vers une autre, le 1er dans le menu et l’autre dans le corps de page, c’est l’ancre du menu qu’il faut optimiser.

On ne peut donc PAS compenser un lien non-optimisé dans le menu par une ancre optimisée dans le corps de page. Google prendra en compte uniquement le 1er lien de la page.

Parfois, on croit optimiser son linking interne… mais en fait non. 🙂
Que se passe-t-il quand ma page fait deux liens vers une autre ? Est-ce que les 2 liens sont pris en compte ? Faisons le point.

Cet article démarre une série basée sur une série sur l’optimisation des liens. Ces articles sont basés sur des tests réalisés sur la manière dont Google.fr prends en compte les liens.

Le test : Comment réagi Google ?

On met sur une page indexée par Google (ici appelée « Page d’Origine ») deux liens pointant vers la même page A (qu’on appellera par commodité « Adrienne »).
conseils optimisation linking interne

Ces 2 liens ont des ancres textuelles différentes l’une de l’autre. Ces ancres sont constituées d’un mot inventé qui au départ renvoie « 0 résultats » sur Google.fr

Pour mesurer les résultats, on regarde dans Google.fr quelles sont les pages positionnées sur chacune des expressions utilisée comme ancre. La vérification se fait en mode « Navigation privée ».

Résultats du test

La recommandation SEO

| Si une page contient 2 liens vers une autre, c’est l’ancre du 1er lien qu’il faut optimiser.

Comment vérifier rapidement si votre page contient un lien double ?

Il est évidemment possible d’éplucher le code source de la page… m’enfin, ça n’est ni agréable ni tout à fait fiable.
Le module Analyse de Page de SeeUrank vous permet de faire une vérification rapide des liens d’une page. Le numéro en 1ère colonne correspond à l’ordre d’apparition du lien dans le code source.

Vérifier liens internes

 

Ne manquez pas les prochains tests sur l’optimisation des liens. 😉

Rencontrez avec nous les professionnels du webmarketing. Aujourd’hui, c’est Laurent Peyrat, consultant vétéran (:-P) en référencement qui se prête au jeu des questions-réponses. 

Laurent Peyrat consultant SEO expérimenté

Bonjour Laurent. Peux-tu nous décrire ton parcours dans le SEO ?

J’ai été formé en 2001 par un des tous premiers référenceurs français, qui n’exerce plus. Deux jours pour me faire découvrir Google, le Pagerank et l’optimisation « on site ». Par la suite, il m’a expliqué comment devenir éditeur Dmoz. Nous nous sommes demandés si la mère de toutes les farm-links françaises, Populiens, c’était du spam ou pas. Depuis, j’ai porté un peu toutes les casquettes du référenceur (sauf celle de chef de projet en agence) : référenceur in-house, éditeur de mes propres sites monétisés par Adsense et l’affiliation, e-commerçant, enfin consultant depuis 2009.

Parles-nous de ton activité de consultant SEO/webmarketing

J’exerce en tant que consultant e-commerce et webmarketing. Le principal de mon temps, c’est l’accompagnement des projets clients, en SEO ou plus généralement en webmarketing. Je fais aussi de la formation. Enfin, j’enseigne à Sciences Po Toulouse et à l’ECS Toulouse.

Quel est ton super-pouvoir ?

Je vis sans smartphone. Balèze, non ?

Qu’il y a-t-il de spécifique dans le SEO de ton activité ?

Probablement le rapport à la clientèle. En tant que conseil, je me place résolument côté client, ce qui donne d’immenses ouvertures en matière de popularisation d’un site web par exemple. J’ai l’impression qu’on obtient de meilleurs performances en donnant une couleur SEO aux opérations de communication/marketing du client qu’en tentant de générer du linking avec les méthodes habituelles du référenceur.
Ca marche aussi pour le on-site : je crois plus pertinent de partir des cibles et de l’activité de l’entreprise plutôt que d’essayer de faire à tout prix rentrer un site web dans un listing de mots-clés pour générer et optimiser des pages. Ca fait aussi moins artificiel, c’est moins risqué. Enfin, on est plus légitime et on arrive à durer plus longtemps au top des requêtes concurrentielles.

Qu’elle est la question SEO que tu te poses actuellement ?

La même question depuis 12 ans : Comment ranker durablement sur du lourd ?

Pourquoi as-tu choisi d’utiliser les outils Yooda ?

Eh bien, je n’utilise pas Yooda moi-même. En effet, je trouve que ce n’est pas au prestataire de mesurer sa performance. J’encourage plutôt mes clients à prendre le logiciel, à se former dessus et à générer eux-mêmes leurs rapports. Cela les rend moins dépendants des référenceurs extérieurs. Mais oui, je les aiguille de préférence vers Yooda. Ca fait dix ans que je côtoie et échange avec l’équipe, l’outil fonctionne nickel, je peux répondre aux questions de base des clients, bref, c’est bien adapté au fonctionnement que je mets en place.

Peux-tu citer une fonctionnalité que tu apprécies particulièrement dans SeeUrank ?

L’écoute et la patience, ça compte dans les fonctionnalités ? 😉 Blague à part, mes clients sont toujours extrêmement bien reçus chez vous, c’est primordial pour que je recommande un prestataire !

 

Dans le cadre de la formation enseignée par Laurent Peyrat aux étudiants de Sciences Po Toulouse, découvrez le blog Folle, la ville rose vue d’un autre oeil.
Une mission dans laquelle les étudiants ont pour objectif d’améliorer le référencement de leur blog dédié à la ville de Toulouse.

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Voilà, c’est tout pour cette semaine, et c’est déjà pas mal !